Comme un air de campagne...



J'aurais pu joindre à ce message un petit lot de musiques en téléchargement. Mais comme je tiens encore à mon intégrité (MegaUpload n'est pas bien loin) et à la votre également (la musique dont je vais vous parler n'est pas réellement la plus douce à l'oreille, allons nous dire), ceci ne se fera pas tout de suite.
Alors que la campagne présidentielle prend depuis quelques jours une toute nouvelle tournure, j'ai voulu jeter un regard en arrière et vous parler musique. Alors, oui. Ca ne sera sans doute pas aussi beau que du Barbara chantant 'Regarde' à tout militant socialiste nostalgique, ou que VGE jouant de l'accordéon devant une Danielle Gilbert ébahie (hit de tout centriste droitier qui se respecte).



Mais la musique de campagne, c'est à la fois une tradition qui se respecte et tout un art. Elle doit galvaniser les foules et être retenue aussi facilement que possible. Le message n'est pas bien important, l'essentiel est qu'elle permette même à un VGE guindé (encore lui) de pouvoir taper dans ses mains au même rythme que le reste de la salle (vous savez, l'unisson avec le peuple..).

Alors, je ne vais pas faire une liste très exhaustive de toutes les musiques de campagne présidentielle. Je ne vais pas non plus m’appesantir sur celles de cette année. Je pense en effet que la profondeur et la beauté du magnifique hymne sarkozyste mérite plus que quelques lignes pour en analyser toute la dramaturgie.Mais juste poster mes préférées.

Du coup, je ne peux passer à côté de la beauté des hymnes chiraquien. Je me demande toujours comment avec un hymne comme celui de 1981, il n'a pas réussi à se faire élire.Il faut dire qu'avec la campagne des municipales de 1977, il avait déjà acquis l'expérience du bon tube (certes bien moins punchy, mais tout de même.. Ecoutez ces paroles !).



En 2007, Bayrou gagne la palme du WTF avec cette chanson..(Oui,oui.. C'est bien possible). Pas loin du 'Sarko, oh, oh', il faut bien dire; mais qui n'avait pas gagné le monopole du disco/techno, puisque Ségolène s'en était emparé également avec son clip indéfinissable.



T`auras mon vote Bayrou, la chanson qui laisse... par LeNouvelObservateur






Bon, après ça, je me sens obligée de vous laisser un peu de repos.. Mais je reviendrai avec du karaoke Jospin et du Mamère au bord de la piscine, c'est promis.
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Le grillon rechantera

 
La presse a depuis quelques jours annoncé de manière officielle la création du futur mouvement à naître autour d'Arnaud Montebourg, joliment nommé La Rose et Le Réséda. Si je ne cache pas mon enthousiasme de voir continuer la démarche instituée avec la primaire de cette automne, il n'en reste pas moins que ce projet et son organisation posent un certain nombre de questions.
La primaire était simple, dans le sens où elle permettait de défendre et mettre en avant un certain nombre d'idées en vue de placer notre candidat en position de candidat-impétrant du PS à l'élection présidentielle. 
Or désormais, ce futur mouvement devra s'inscrire dans une situation plus complexe. Tout d'abord, parce que celui-ci est lancé durant la période de campagne. Comment alors dépasser les clivages partisans et allier, ce qui faisait sans doute en grande partie la puissance de la primaire, des adhérents du Parti Socialiste et des personnes extérieures à celui-ci ? (Qu'elles soient non-encartées (dont je fais partie) ou  membres d'autres partis de gauche). Comment évoluera ce mouvement à la suite, quelque soit la situation ?
Je pense que toutes les personnes qui s'inscrivent dans ce mouvement, de même qu'elles acceptaient le cadre de la primaire, comprennent la nécessité de porter François Hollande plutôt que de le poignarder, quand bien même on puisse se retrouver plus sur certains points auprès d'un candidat comme Jean-Luc Mélenchon, par exemple. Mais la difficulté résidera bien dans le fait d'avancer un certain nombre d'idées, parfois divergentes, jamais contradictoires je l'espère, autour de François Hollande et dans le débat public, comme nous avons pu le faire autour de nos idées centrales durant la primaire, ainsi que de leur donner une réelle effectivité si la gauche arrive au pouvoir.
Le mouvement gardera sa force s'il arrive à conserver ce qui faisait son originalité: la mise en avant d'idées nouvelles et audacieuses, sa cohérence et l'espoir de faire émerger une véritable alternative. Aux côtés du PS, mais sans se renier. C'est comme ça sans doute que nous pourrons au mieux le faire progresser.
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